Delia Perrois

« …a une Maîtrise en Arts Décoratifs, obtenue en 1980 à l’Académie d’Art de Bucarest. Elle a suivi des études post-grade à l’École
Supérieure des Beaux Arts (ESBA-HES) à Genève de 1992 à 1994 et de 2003 à 2004 dans le Programme de Recherche CCC
(Critical, Curatorial, Cybermedia).

En tant que membre de VISARTE (Société des artistes suisses),  elle participe à des expositions de groupe et aux Ateliers Portes Ouvertes.
Elle a  aussi exposé personnellement en France, Suisse, Roumanie, et aux Pays-Bas. Ses œuvres  appartiennent à des collections privées
en Europe, Amérique du Sud, au Japon, et aux États-Unis.

Elle a été commissaire d’expositions. D’autre part elle a conçu avec des enfants d’école primaire  un projet artistique sur le thème  » Le Corps ».
Elle enseigne actuellement les arts plastiques au Lycée privé Maurice-Tièche à Collonges sous Salève (France).

Publication en cours d’édition :  » Sur plusieurs fronts – écritures et écritures filmiques  » (collectif) en collaboration avec  l’ESBA
et le Centre d’Art Contemporain à Genève. »

1739, rte. du Salève
F – 74560 Monnetier-Mornex

son projet ART EN CAMPAGNE 2011, sur le thème:

« Lucinde Leurres et Lueurs »

La lumière est la connaissance.
La lumière est mise en relation avec l’obscurité, pour symboliser les valeurs complémentaires ou alternantes d’une évolution.
Pareil à Candide, l’artiste acquiert en voyageant à travers le monde une expérience qui lui permet de dire qu’ « il a vécu dans
le meilleur des mondes possibles”.
Les artistes proposent un concept unitaire, « Lucinde », un cluster artistique fragmenté dans quatre lieux sur le chemin transfrontalier.
Dans chacun des lieux situés sur le trajet, le promeneur pourra vivre un état créatif ab origine, une expérience ancestrale en quatre étapes comme les quatre voies de l’homme :

· Voie onirique – « La vie est un rêve »
· Voie de l’innocence perdue – « Le Jardin du Paradis »
· Voie de l’irrationnel – « Borderline »
· Voie de la raison – « Croisée des chemins »

A l’Accueil du Château de Voltaire vous recevrez un dépliant gratuit avec un jeu « Art4You » qui récompensera vos recherches avec une œuvre dédicacée par l’artiste, en format  électronique.

Projet 5,  réalisé par Delia Sechel Perrois et Mioara Lujanschi

« La vie est un rêve »  Voie onirique

La vie est un spectacle, la vie est une expérience magique, la vie est un rêve. Un rideau théâtral de couleur rouge foncé vous invite à méditer sur les rituels de passage : la naissance/le baptême, les noces et le décès (voir Mircea Eliade). En le traversant vous passerez symboliquement du non- être à l’être en retournant au non-être.
Devant l’église sur ce lieu de passage est installé un travail photographique intitulé « Le hiéroglyphe de la lucidité », en référence à Diogène de Sinope, le sage qui a donné un exemple rare d’adéquation entre les idées et la vie. Selon la légende on l’aurait vu parcourir les rues d’Athènes en plein jour, une lanterne à la main, déclarant : « Je cherche un homme », expression qui pourra évoquer, aujourd’hui, la crise des valeurs. L’image de ce Diogène, toujours moderne, est devenue « un Hiéroglyphe » qui reflète les différentes connotations des mots :
« Leurres et Lueurs ».
Le promeneur qui empruntera ensuite le chemin transfrontalier pourra vivre « une lueur de lucidité », un retour à une mémoire perdue.

Projet 12,  réalisé par Delia Sechel Perrois et Mioara Lujanschi

« Le Jardin du Paradis » Voie de l’innocence perdue

La mémoire du premier couple, Adam et Ève, revenus dans le jardin d’un Paradis modifié, artificiel, contenant des objets créés par une société de consommation mondialisée, est réduite par l’artiste à un ready-made artistiquement recomposé. Quelques pierres bordant la route sont emballées comme d’alléchants cadeaux, allusion au fruit défendu cueilli par Ève.
Adam vend des images paradisiaques de la Terre pour un tourisme de masse.
Eve a dans sa poche le secret des parfums de synthèse imitant à merveille les odeurs des fleurs du jardin d’Eden.
L’herbe et les fleurs du « Paradis Actuel »  sont les cadeaux de la chimie/ l’alchimie.
Projet 19,  réalisé par Delia Sechel Perrois et Mioara Lujanschi

« Borderline » Voie de l’irrationnel

 

Suspendu entre ciel et terre, situé entre rêve et réalité, un hamac, filet
poétique, est tressé d’ »étoiles » et de fleurs.
Descendant de la mythologie, un Ange gardien/Hermès, qui porte une
panacée : la plante (moly) à la fois médicament miraculeux et poison,
l’offre au voyageur.
La frontière, la ligne qui divise et lie en même temps la France et la Suisse,
est perçue dans les consciences modernes comme une séparation souvent
impossible à franchir.
Il n’y a pas longtemps, en Europe, la frontière, à Berlin, était un mur qui
séparait maisons, familles en deux mondes interdits l’un à l’autre. Dans des
pays comme la Roumanie, la Bulgarie, cette frontière était risque de mort
ou chance de trouver la liberté, de vivre dans un monde rêvé, désiré,
souvent illusoire.

Projet 21,  réalisé par Delia Sechel Perrois et Mioara Lujanschi

« Croisée des chemins/Toutes les directions/le choix décisif » Voie de la raison

L’installation placée dans ce lieu d’où l’on voit les Alpes, d’un côté la
France et de l’autre la Suisse évoque l’état où l’individu est constamment
confronté à un choix entre une direction horizontale, territoriale,
syntagmatique, profane, et une direction verticale, ascendante,
paradigmatique, sacrée, transcendantale. C’est le dualisme permanent dans
lequel se trouve l’homme. C’est le karma de chacun. On choisit une voie
qui nous mène ou pas à l’objectif intérieur.
Dans la tradition roumaine, à chaque croisement de routes il y a une
« troïtza », croix votive pour aider le voyageur à faire le bon choix. Souvent
nous sommes dirigés, poussés par des flèches persuasives, vers des
directions, qui nous éloignent en fait du plus profond de nous-mêmes