No. 6 – Carmen Bayenet

cv abrégé: Bayenet, Carmen

EXPOSITIONS PERSONNELLES  Genève :
2015 «Icônes», «Aux Deux Portes». 2008 «Icônes», galerie Butini.  2006 «Adam et Eve», Jazz Café.

EXPOSITIONS COLLECTIVES (sélection)
2016 – jusqu’à décembre, «Fromage à Dada», avec le collectif Affiche Sauvage, au Café du Grutli, GE
2016 «Mémoires de Bardonnex».  Association des Artistes et Artisans de Bardonnex, GE
2015 Calendrier des Bains des Pâquis, GE
2015 «L’opium du peuple», label Visarte, invitée, galerie Ruine, GE
2015 «Nuit d’ivresse», avec le collectif Affiche Sauvage, Villa Dutoit, GE
2103 «Au delà des bornes» exposition collective Art en Campagne GE
2012 «R», une lettre, un concept, des œuvres, La Julienne, GE
2012 «Le Jugement dernier : La vie d’une fresque» par le collectif Affiche Sauvage, galerie Ruine, GE
2011 «Rathania’s -ars similis casus» exposition collective au Musée Rath dans le cadre MAC
2011 «Leurres et Lueurs». Exposition collective Art en Campagne, GE

Vit et travaille à Genève
website: http://www.carmenbayenet.blogspot.com

Démarche artistique

L’œuvre est une couche de couleur appliquée sur un arbre.  Elle vise à attirer l’attention du visiteur sur cet interface entre l’arbre et son environnement qu’est l’écorce, inviter au contact physique avec la peau humaine.
La peau est l’intime passerelle entre l’humain et le reste du monde.  Elle nous sépare de l’air, nous protège du dessèchement, de l’eau, du sel et du vent.  Mais bien plus que de nous séparer, elle nous permet de vivre l’expérience du toucher, et c’est là, en particulier dans nos rapports physiques avec nos congénères que cette peau devient source de lien et d’espoir lorsqu’elle nous réunit.
Je voudrais explorer un autre lien, celui entre la peau de l’homme et l’écorce de l’arbre. Toutes deux marquent la limite entre une forme de vie et le monde extérieur, toute deux sont à la fois séparation et lieu d’échange. Pourrions-nous être réunis aux arbres par le lien entre nos limites?  Sans doute cette union peut-elle être favorisée par une intervention rituelle ou culturelle, à l’instar de la scarification ou du tatouage qui sont chez les humains un indispensable rite de passage qui vise l’intégration au groupe.
Un maquillage tonitruant qui distingue l’élu de ses congénères, qui invite l’humain de passage dans ce monde d’arbres à s’approcher de lui pour le toucher et l’interroger sur sa rougeur passagère.  Donner à l’humain un prétexte pour mettre le premier pied sur le pont qui sépare le jeune peuple des bûcherons de l’antique peuple des arbres.